Départ de Rovinj à l'aube naissante pour la dernière traversée du voyage, qui, bien que d'une soixantaine de miles ne fut pas la plus agréable.
Le golfe de Trieste, peu profond, lève un clapot très haché, tout le contraire des conditions rencontrées jusque là en Adriatique.
J'entre dans la lagune de Venise par la plus sud des 3 entrées, celle de Chioggia. En ce dimanche après midi il y a un traffic incessant de canots moteur (je pense qu'ils ne connaissent que deux vitesses : point mort ou à fond !) et manoeuvrer dans les petits canaux de cette Venise miniature m'a valut quelques frayeurs et autres nom d'oiseaux en Italien. Heureusement je renconte Ellio, un italien sur un gros voilier de 13 m Enrika, qui m'aide à m'amarrer à couple d'un bateau de pêche désarmé. Dans la lagune de Venise mieux vaut éviter les marinas qui pratiquent des prix prohibitifs... Je reste à Chioggia quelques jours pour tenter d'organiser la suite du parcours sur les rivières (trouver des cartes, réserver une grue...) : un vrai parcours du combattant et je ne trouve en fait que peu d'informations et pas de cartes. Je prend ensuite la direction de Venise en empruntant les canaux de la lagune... navigation originale entre des pieux en bois qui marquent les chenaux. Même si il semble y avoir de l'eau partout, il ne faut pas s'y fier : on voit les mouettes marcher partout autour ! Arrivé à vue de Venise je retrouve par hazard Ellio et nous décidons de nous rendre ensemble à Burano où il connait un bon amarrage (ça veut dire gratuit). Jolie escale ou je partage quelques bons plats de spaghetti avec Ellio. Puis Ellio prend la route de la croatie, et moi je retourne à Venise m'amarrer à la marina de San Elena ou j'ai rendez-vous avec un couple proprietaire d'un Vega dont j'ai enetendu parler par un amis à Genève. J'y retrouve aussi par hazard le petit bateau de Santa Maria
de Leuca (voir "la Calabre"), ainsi qu'Argos, déjà rencontré à Vis et à Monastir. Je reste dans cette Marina une seule nuit (40 euros !), puis trouve non sans quelques difficultés une place gratuite dans le parking des vaporetto de San Elena, à couple d'un bateau desarmé. Stefanie me rejoint et nous restons 3 jours à faire les touristes dans les ruelles vénitiennes.
Puis de Venise c'est le retour vers Chioggia, d'où l'on peut partir vers le Pô et le canal bianco. En route en pleine lagune : problème moteur (ca faisait
longtemps !). La patte de fixation de l'alternateur a cassé net, et ce dernier vient donc à frotter contre le volant d'inertie du moteur... heureusement
je me suis rendu compte avant plus de dégats ! Réparation de fortune (je deconnecte l'alternateurs et sa courroie) et on continue vers Chioggia. A Chioggia, changement d'équipage : Stefanie rentre en Suisse et ma mère me rejoint pour la fin du voyage sur les canaux. Dématage de Balidar (ca sent la fin), revision du moteur,
et c'est parti dans l'inconnu des rivières italiennes (je n'ai toujours pas de carte, mais ai seulement quelques croquis dessinés d'après les explications d'Ellio...).
Chioggia comme une petite Venise...
... les touristes en moins
Amarrage à Chioggia
En route vers Venise (île du Lido)
Un chantier de Gondoles
En vue de Venise !
Le phare de Murano
Burano et ses maisons colorées
Ellio sur Enrika à Burano
Le grand canal et ses gondoles
Non loin de San Elena (et loin des touristes !)
Traffic sur les canaux
Le scooter local !
La place San Marco
On ne se laisse pas aller à bord de Balidar
La grue utilisée pour le démattage à Chioggia